LIA SIEGELMAN, bourse France L'Oréal - UNESCO FWIS 2020

 

 

Doctorante au Laboratoire des sciences et de l’environnement marin (LEMAR), Lia SIEGELMAN vient de se voir attribué une bourse France L’Oréal-UNESCO FWIS (For women in science) : Pour les Femmes et la Science. Avec ses actions Pour les Femmes et la Science, la Fondation L’Oréal veut susciter les vocations des jeunes filles dès le collège, encourager les chercheuses et récompenser accompagne la carrière des femmes scientifiques les plus brillantes afin d’accroître la part des femmes dans la recherche scientifique. Ces bourses récompensent des travaux de recherche doctorale et post doctorale menés par des femmes. La fondation l’Oréal, au côté de la Commission nationale pour l’UNESCO et l’Académie des sciences finance 35 bourses FWIS par an, à hauteur de 15 000 € pour les doctorantes et 20 000 € pour les post-doctorantes.

Qui est Lia SIEGELMAN et sur quoi portent ses travaux de recherche ?

Lia SIEGELMAN est doctorante de l'ECOLE DOCTORALE DES SCIENCES DE LA MER ET DU LITTORAL,  au LEMAR, Laboratoire des sciences et de l’environnement marin, situé dans les locaux de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) qui est une composante de l’UBO localisée sur son campus de Plouzané.

Ses travaux de recherche s’inscrivent dans le contexte de la future mission spatiale internationale
Franco-américaine SWOT ʺSurface Water and Ocean Topographyʺ. La NASA s’intéresse en effet à l’observation depuis l’espace, de certains fronts océaniques pour leur rôle dans la régulation du climat : ils contrôleraient en effet les échanges de carbone, de chaleur et de nutriments entre l’océan profond et notre atmosphère.
Ces fronts océaniques dits de fine échelle (ils mesurent environ 20km de large) sont donc de taille plus que modeste à l’échelle de notre planète et de plus, étant aux frontières entre deux masses d’eau distinctes, ils évoluent très rapidement. Ils sont donc difficilement observables, et la confirmation de leur existence est aujourd’hui l’un des principaux challenges de l’océanographie.
Comment observer les fronts océaniques de fine échelle et ainsi prouver leur existence et leur impact sur la régulation du climat ?
C’est là qu’interviennent les recherches de Lia SIEGELMAN : elles proposent une méthodologie innovante d’observation alliant les observations satellites existantes et des observations directement dans le milieu marin via des capteurs placés sur des éléphants de mer évoluant dans l’Océan Austral pouvant plonger jusqu’à -1000 mètres. L’existence de nombreux fronts de mer de fine échelle a ainsi pu être vérifiée confirmant leur impact sur les capacités d’absorption de la chaleur de l’océan d’une part et sur le comportement des mammifères marins d’autre part, indicateurs de la santé de cet écosystème.

Aujourd’hui, Lia SIEGELMAN a pour objectif d’étendre les résultats de ses recherches à tous les océans et sur toutes les saisons pour vérifier le caractère global et générique et leur influence sur le climat à l’échelle de la planète de ces fronts marins de fine échelle. Elle compte pour ce faire utiliser les capacités de simulation numérique uniques au monde du super calculateur des laboratoires de la NASA de Pasadena (Californie).